Bodyscanner (polytrauma ; avec injection)

Bodyscanner

Indication :

Technique :

Acquisition sans (crâne et cou) puis après injection de produit de contraste aux temps artériel (thorax et abdomen) et portal (abdomen et pelvis).

Résultat :

Absence de comparatif disponible.

Analyse du crâne :
Absence d’hémorragie intracrânienne récente.
Absence d’anomalie significative de densité du parenchyme cérébral.
Absence d’anomalie ventriculo-cisternale ou des espaces liquidiens péri-cérébraux.
Absence d’effet de masse intracrânien, notamment pas de déviation des structures de la ligne médiane ni d'engagement.
Absence de fracture du crâne.
Absence d’anomalie de la pneumatisation du crâne.
Parties molles épicrâniennes sans particularité.

Analyse cervicale :
Bon alignement des corps vertébraux.
Pas de fracture notamment pas de tassement vertébral.
Hauteurs vertébrales, espaces intersomatiques et rapports articulaires conservés.
Absence d’anomalies des parties molles cervicales notamment pré-vertébrales.
Absence d'anomalie des voies aérodigestives supérieures.

A l'étage thoracique :
Absence d'anomalie de l’arbre trachéobronchique.
Absence de lésion pulmonaire parenchymateuse significative, notamment pas de contusion pulmonaire.
Absence d’épanchement pleural.
Absence de pneumothorax.
Absence d'anomalie médiastinale notamment pas d'hémomédiastin, ni de pneumomédiastin.
Coeur et grands vaisseaux sans particularité sur cette modalité, notamment pas d'anomalie aortique aiguë.
Absence d'épanchement péricardique.
Absence de fracture costale, du rachis dorsal, du sternum ou de la ceinture scapulaire.

A l'étage abdomino-pelvien :
Absence de lésion d'allure post-traumatique hépatique ou splénique, notamment pas d'image de lacération ou d'hématome.
Absence d'épanchement péritonéal ou de pneumopéritoine.
Intégrité de l'aorte abdominale. Perméabilité des artères à destinée splanchnique, sans anomalie dans leur portion proximale.
Perméabilité mésentérico-porte et hépatico-cave.
Absence de lésion significative pancréatique, de la vésicule ou des voies biliaires, des surrénales, des reins, des voies urinaires ou de la vessie.
Absence d'anomalie de calibre ou de paroi du tube digestif.
Rétropéritoine et racine mésentérique sans particularité, notamment pas de signe d'hématome ou de contusion.
Absence de fracture du rachis lombaire, de la ceinture pelvienne ou des fémurs proximaux.

Conclusion :

Bilan lésionnel post-traumatique négatif, à confronter à la clinique.

Copier directement le CR dans le presse-papier :
Score AAST 2018 pour la rate

Selon la classification AAST 2018


Indications pour l'embolisation : 

  •  Patient stable 
  • AAST (I-II)*-(III)***-V
La majorité des lésions spléniques chez l'enfant (< 15 ans) ne requière pas d'embolisation, même pour les lésions sévères ou en cas d'extravasation de PCI. Le traitement conservateur est la norme (l'embolisation peut être discutée dans certaines situations : signes de saignement splénique persistant durant le traitement conservateur ou faux anévrisme avant la sortie de l'hôpital).

Référence : Splenic trauma: WSES classification and guidelines for adult and pediatric patients

* = dans certains centres, l'embolisation est discutée, sans consensus

** = hors guidelines WES, même si l'étude SPLASH est en faveur.

Prise en charge de l'extravasation de produit de contraste iodé

En cas d'extravasation de produit de contraste il est recommandé de :

  • Documenter l'extravasation par radiographies (2 incidences orthogonales), scanner (3D ou 2 topogrammes orthogonaux) ou IRM.
  • Document l'extravasation dans le compte rendu (type de produit de contraste, quantité extravasée estimée, localisation (sous-cutanée versus sous-fasciale), etc.).
  • Initier une prise en charge conservatrice :
    • Elevation du membre  concerné ;
    • Application de "glace" ;
    • Examen neurovasculaire et surveillance pendant 2-4h.
  • En cas de présentation sévère (compromis neurovasculaire, > 150 ml, etc.) : demander un avis en chirurgie (si possible plastique).


Dans RadRap.ch, il existe une formulation ("Bloc") toute prête insérable ou copiable.

Sources :

Produits de contraste (PC) chez la femme enceinte ou en allaitement

En cas de grossesse :

  • Concernant les PC iodés :
    • injection autorisée dans les cas exceptionnels où l'examen injecté est nécessaire ;
    • nécessité de vérifier la fonction thyroïdienne du futur nouveau-né durant sa 1ère semaine de vie ;
  • Concernant les PC gadolinés :
    • injection autorisée dans les cas exceptionnels où l'examen injecté est vraiment nécessaire  ;
    • administrer la plus petite quantité d'un PC gadoliné macrocyclique ;
    • pas de suivi particulier nécessaire pour le futur nouveau-né.

En cas d'allaitement :

  • Concernant les PC iodés :
    • allaitement possible sans interruption ;
  • Concernant les PC gadolinés :
    • allaitement possible sans interruption avec un PC gadoliné macrocyclique ;
    • pas de suivi particulier nécessaire pour le futur nouveau-né.


Source : ESUR Contrast Media Safety Guidelines 10.0 (PDF)

Classification des fractures du processus odontoïde de C2


Classification de Anderson et d'Alonzo :

  • Type I :
    • rare ;
    • fracture de la pointe du processus odontoïde (en général oblique) au dessus du niveau de la bande transverse du ligament cruciforme ;
    • considéré comme stable ;
  • Type II :
    • la plus fréquente ;
    • fracture de la base de la dent, sous le niveau de la bande transverse du ligament cruciforme ;
    • instable, avec haut risk de pseudo-arthrose ;
    • variante de type IIA : composante comminutive au niveau de la base avec un plus mauvais pronostique ;
  • Type III :
    • fracture de la base de la dent avec extension vers les masses latérales ;
    • relativement stable ;
    • meilleur pronostic de consolidation (plus grande surface de fracture).

Classification de Raymond Roy Camille :

  • Type I : fracture linéaire oblique avec pente vers l'avant avec déplacement de la dent (glissement) vers l'avant ;
  • Type II : fracture linéaire oblique avec pente vers l'arrière avec déplacement de la dent (glissement) vers l'arrière ;
  • Type III : fracture linéaire horizontale avec déplacement de la dent pouvant être vers variable (vers l'avant ou vers l'arrière).


Source : Orthop Traumatol Surg Res - Complications of upper cervical spine trauma in elderly subjects. A systematic review of the literature

Classification OF des fractures ostéoporotique du rachis thoracolombaire

Source : site web AO foundation (PDF)


Description de chaque catégorie :

  • OF 1 : pas de déformation vertébrale (oedème vertébral) ;
      • rare ;
      • évaluation en IRM avec séquence STIR.
      • aspect normal (fracture non visible) en RX et CT ; 
      • stable ;
  • OF 2 : déformation sans ou avec atteinte mineure (<1/5) du mur postérieur ; 
      • atteinte limitée au plateau ;
      • stable ;
  • OF 3 : déformation avec atteinte distincte (>1/5) du mur postérieur ; 
      • atteinte limitée à un plateau, mais avec clairement une extension au mur postérieur ;
      • = fracture "burst" incomplète ;
      • instable dans le temps ;
  • OF 4 : perte d'intégrité de la structure (frame) du corps vertébral ou collapsus du corps vertébral ou fracture de type "pincer/split" ; 
      • instable ;
      • phénomène de vide (vacuum cleft) intravertétébral souvent visible ;
  • OF 5 : lésions avec distraction ou rotation ;
      • rare
      • atteinte non seulement de la colonne antérieure mais également du complexe postérieur ostéo-ligamentaire ;
      • secondaire à un traumatisme ou à une évolution (frittage et collapsus) d'une OF 4 ;
      • instable.


Source : Global spine journal - Classification of Osteoporotic Thoracolumbar Spine Fractures: Recommendations of the Spine Section of the German Society for Orthopaedics and Trauma (DGOU)

Classification des fractures de C1


Classification de Jefferson : 

  • Type 1 : fracture de l'arc postérieur uniquement ;
  • Type 2 : fracture de l'arc antérieur uniquement ;
  • Type 3 : fracture des arcs postérieur et antérieur (i.e. fracture "burst" ou fracture de Jefferson) ; 
  • Type 4 : fracture de(s) masse(s) latérales de C1.


Source : Site web ebmconsult.com

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